Un certain cinéma !

22 novembre 2016

Carnet mondain de 1939

En 1939, après de longs mois de suspens, la MGM et son magnat, Louis B. Mayer, sont aux anges: on peut enfin marier la plus grande star masculine, le King, Clark Gable, avec une autre star longtemps sous contrat, la reine des comédies américaines, Carole Lombard.  Pourquoi cette longue attente? les deux vedettes se connaissent depuis 1932 et le tournage d'Un mauvais garçon. Elles entament une liaison quatre ans plus tard, en 1936, mais ne peuvent s'afficher ensemble (sauf dans des cercles restreints). La raison? Clarki... [Lire la suite]

15 novembre 2016

Cliché du jour: Diana Wynyard

Les poses hiératiques de déesses cinématographiques ne sont pas dévolues à Marlène Dietrich ou Greta Garbo! Diana Wynyard, grande vedette de la scène britannique, assume sans crânerie son statut. À Hollywood, elle triomphe principalement dans Cavalcade, en 1933. Elle participe à quelques films moins importants et revient dans son pays natal peu avant la Seconde Guerre mondiale, où elle tourne dans trois classiques du cinéma britannique des années de guerre : Gaslight (de Thorod Dickinson, à ne pas confondre avec Hantise de... [Lire la suite]
08 novembre 2016

Agent X-27, de Josef von Sternberg (1931) : Mata Hari à Vienne

Dans un souci de parallélisme parfait, le tandem Sternberg-Dietrich ripostait systématiquement à chaque nouveau film de Greta Garbo. Garbo, la Divine et l’Européenne, était déjà au firmament lorsque Dietrich débarque à Hollywood. L’ambition de la Paramount, avouée, était de faire de l’Allemande l’unique rivale de la Suédoise, estampillée MGM. Quand Garbo est la Reine Christine, Marlène devient l’Impératrice rouge. Quand Garbo est la Courtisane, Dietrich devient une Blonde Vénus, Quand Garbo tourne Romance, Marlène tourne la Femme et... [Lire la suite]
01 novembre 2016

1958: scandale à Hollywood

Il était une fois, à Hollywood, un mignon petit couple composé d'une actrice pétillante et d'un crooner sympathique. Debbie Reynolds, adorable frimousse et silhouette de brindille devenue vedette grâce à Chantons sous la pluie, et Eddie Fisher, teint hâlé, chevelure de jais et voix suave, s'unissent en 1955 pour la plus grande joie de la presse sentimentale. Deux enfants naissent de leur union et chacun des deux époux poursuit sa carrière, sans heurt et sans histoire.  En 1958, c'est le drame: l'une des meilleures amies du... [Lire la suite]
25 octobre 2016

Cliché du jour: Maureen O'Hara

La plus fameuse Irlandaise du cinéma mondial, et la plus célèbre rousse que le Technicolor ait jamais photographiée! Maureen O'Hara débute dans l'Auberge de la Jamaïque en 1939, immédiatement suivi de Quasimodo, qui lui apporte la célébrité. Arrivée à Hollywood, la comédienne enchaîne les succès: Qu'elle était verte ma vallée, Secret de femme, mais c'est surtout dans les films d'aventures et de cape et d'épée qu'elle s'illustre: le Cygne noir, Pavillon noir, Sinbad le marin, la Fière créole... Avec ses cheveux roux,... [Lire la suite]
18 octobre 2016

César et Rosalie, de Claude Sautet (1972) : une femme, deux hommes, deux possibilités

César et Rosalie, film phare des années 70 et de la filmographie de Claude Sautet, reste encore aujourd’hui un témoignage privilégié de l’époque pendant laquelle il fut tourné. Après 68, les couples se font, se défont, ont une vie de famille sans être marié (grande nouveauté), les sexagénaires se remarient aussi sans avoir été veufs… bref, la libéralisation des mœurs est passé par là. Pour l’illustrer, un plateau de rêve : Yves Montand, Romy Schneider et Sami Frey. En embuscade, des petits nouveaux qui feront parler d’eux,... [Lire la suite]

11 octobre 2016

cliché du jour: Vera-Ellen

Vive, longtemps étoile de comédie musicale de premier plan, Vera-Ellen commence sa carrière à l'adolescence. À l'affiche dès l'âge de 15 ans dans le Joyeux phénomène, elle montre sa virtuosité dans Ma vie est une chanson ou Noël blanc, sa grâce dans la Pêche au trésor (oui, le film avec 20 secondes de Marilyn Monroe). Partenaire de Gene Kelly dans Un jour à New York, de Fred Astaire dans la Belle de New York, de Donald O'Connor dans Appelez-moi Madame, elle abandonne sans regret sa... [Lire la suite]
04 octobre 2016

Coeurs brûlés, de Josef von Sternberg (1930): mon légionnaire

Premier film américain de Josef von Sternberg avec sa muse et medium Marlène Dietrich, Coeurs brûlés souleva immédiatement l'enthousiasme des foules américaines. Il faut dire que tout était réuni pour plaire: exotisme, amours contrariées, premier rôle masculin beau comme un dieu, premier rôle féminin brûlant la pellicule... et un troisième homme s'effaçant avec élégance. Prêt au voyage? À Mogador (aujourd'hui Essaouira), un paquebot débarque avec, à son bord, une chanteuse nommée Amy Jolly (Marlène Dietrich). Sur le ponton,... [Lire la suite]
27 septembre 2016

Cliché du jour: Jane Wyman

Non, Donald Trump n'est pas le premier candidat à l'élection présidentielle américaine à avoir divorcé! Ronald Reagan, idole des Républicains, fut le premier époux d'une actrice de premier plan, Jane Wyman. Carrière sans faute, star distinguée et sensible, Miss Wyman eut une bien meilleure carrière que son éphémère mari (qui, lui, resta cantonné aux séries B). Tantôt blonde, tantôt brune, Jane Wyman végète longtemps aux studios Warner avant de s’imposer dix ans plus tard. Grâce à Johnny Belinda, où elle a le rôle d’une... [Lire la suite]
20 septembre 2016

Shanghai Express, de Josef von Sternberg (1932): Marlène, Marlène, Marlène

Curieusement, à l'exception de l'Ange bleu, je n'avais, jusqu'à présent, jamais pu admirer les oeuvres du tandem Sternberg-Dietrich (ou du trio Sternberg-Dietrich-Banton). La rétrospective Sternberg à la Cinémathèque de Paris m'en donne l'occasion, avec Shanghai Express. Le résultat? un film aux jeux de lumières éblouissants, une Marlène plus star que toutes les stars, un partenaire insipide, une Chine pittoresque recréée, un train comme seul lieu d'action, et une histoire, euh, très convenue. Années 30. En pleine guerre civile... [Lire la suite]