Un certain cinéma !

20 avril 2017

Falbalas, de Jacques Becker (1945): un couturier meurt d'amour

Film très rarement diffusé, j'ai eu la chance de voir Falbalas un soir un 23h sur Arte, lors d'un cycle Jacques Becker (concommittant avec celui que lui consacre la Cinémathèque). Falbalas, comme son nom l'indique, a pour cadre une maison de couture parisienne et suit les tribulations d'un couturier pour dames, Philippe Clarence. Malgré son sujet, le film est tout sauf frivole. Jugez plutôt. Philippe Clarence (Raymond Rouleau), grand couturier parisien, rencontre et tombe amoureux de Micheline Lafaurie (Micheline Presle), fiancée... [Lire la suite]

08 avril 2017

Cliché du jour: Constance Bennett

Star élégantissime des années 30, Constance Bennett est LA comédienne de la comédie américaine naissante, celle du début des années 30. Miss Bennett, enfant de la balle, débute sans grand succès à l'ère du muet pour mieux s'imposer au début du cinéma parlant. Racée, malicieuse, irrésistiblement séduisante, son personnage séduit d'emblée, car il correspond à l'image que les spectateurs se font d'une mondaine. Mondaine, Constance l'est dans sa vraie vie, au bras du millionnaire Philip Plant ou du marquis de La Falaise de La Coudray... [Lire la suite]
07 avril 2017

Cliché du jour: Jennifer Jones

La très gracieuse Jennfier Jones à l'aube de sa carrière naissante... elle débute au cinéma en compagnie de son premier époux, Robert Walker, et tape très vite dans l'oeil du producteur David O. Selznick. Avec un visage longtemps enfantin, très photogénique, elle est révélée par le Chant de Bernadette (oui, Bernadette Soubirous), rôle pour lequel elle reçoit un Academy Award, et épouse son pygmalion. Ce dernier met sur pied un projet grandiose pour sa nouvelle épouse: Duel au soleil. Le film, épique à la manière d'un Autant en... [Lire la suite]
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05 avril 2017

les Dix commandements, de Cecil B. DeMille (1956): Dieu est descendu sur le monde

Lorsqu'on regarde les Dix commandements à dix ans, on est émerveillé par la mer Rouge se séparant en deux. Quand on le regarde à 18 ans, on est saisi par les costumes, les décors, la beauté de José Derek et les abdominaux de Yul Brynner (un peu ceux de Charlton Heston, aussi). Dans les deux cas, on trouve le film bien long. Et lorsque on visionne, longtemps après, le film-signature de Cecil B. DeMille, on reste époustouflé par le souffle épique qui s'en dégage. Histoire sacrée, histoire profane, rivalité fraternelle et amours... [Lire la suite]
21 mars 2017

Bessie à Broadway, de Frank Capra (1928): cirque de province contre planches de Broadway

À la faveur d'une rétrospective Frank Capra à la Cinémathèque de Paris, j'ai découvert son septième film - un muet - , Bessie à Broadway. Curieuse séance, car pour la première fois au cinéma, un film muet était diffusé sans accompagnement musical, enregistré ou non! Ce qui n'a pas empêché de beaux éclats de rire, car Bessie à Broadway est un film absolument adorable. Don Wilson (Johnnie Walker) est un célèbre acteur de Broadway: grimé en Noir et chantant des rengaines de blues, il fait chaque soir salle comble. Lors d'une escapade,... [Lire la suite]
12 février 2017

les Espions s'amusent, de Josef von Sternberg (1957): John Wayne sous le charme d'une Russe nommée Janet Leigh

Découverte inattendue en plein après-midi, sur Arte: les Espions s'amusent, un film sympathique réunissant un couple improbable - Wayne et Leigh - , des avions, et une histoire d'espionnage période Guerre froide. Ça vous rappelle quelque chose? Oui, c'est un peu comme Ninotschka (ici) ou Camarade X. Pas le chef-d'oeuvre du siècle, mais chouette à voir. L'histoire, très simple: dans les années 50, en Alaska, une patrouille de pilotes capture un avion soviétique. Ce dernier est commandé par une séduisante Russe, Anna... [Lire la suite]

09 février 2017

la Vérité, d'Henri-Georges Clouzot (1960): une fille libre face à ses juges

1960. Aux assises de la Seine comparaît Dominique Marceau, jeune fille blonde sans profession, pour le meurtre de son amant Gilbert Tellier. Défendue par un vieux routier des assises, jugée par une cour et un jury composés d'hommes de trois fois son âge, Dominique raconte l'histoire de sa vie. Et c'est moins les motifs de son geste que sa liberté d'allure qui est au centre des débats. On peut simplement résumer la Vérité comme un affrontement entre jeunesse et vieillesse - du moins le monde des adultes installés. On aurait à... [Lire la suite]
07 février 2017

Plein soleil, de René Clément (1960): le ciel, le soleil et un meurtre

Premier film avec Alain Delon en tête d'affiche, Plein soleil réchauffe l'atmosphère de l'hiver 1960. On propose, au début du projet, le rôle du fils de famille au jeune Delon; refus de l'acteur, qui exige l'autre rôle, le premier, celui du voyou. René Clément refuse... jusqu'à ce que son épouse, Bella, lui enjoigne de donner le rôle de Tom Ripley au comédien. Un milliardaire américain envoie en Italie un jeune homme désargenté, Tom Ripley (Alain Delon), afin de ramener son fils au bercail. Philippe Greenleaf (Maurice Ronet), c'est... [Lire la suite]
30 janvier 2017

l'Héritière, de William Wyler (1949): Olivia de Havilland resplendit chez Henry James

L'Héritière est un film figurant dans toutes les annales cinématographiques: c'est grâce à son rôle de Catherine Sloper qu'Olivia de Havilland reçut son second Academy Award, en 1949. Pourtant, à l'instar de nombre de films de William Wyler (à l'exception notable de Ben-Hur), il est rarement visible. Pourquoi? mystère. L'histoire est tirée d'une pièce de théâtre, elle-même inspirée du roman Washington Square d'Henry James. Une demoiselle d'un certain âge vit dans une grande maison avec son père (Ralph Richardson), veuf et... [Lire la suite]
29 janvier 2017

la Belle équipe, de Julien Duvivier (1936): cinq compères gagnent le gros lot

Film symbole des années 30, du Front populaire et des lendemains qui chantent, la Belle équipe, chef-d'oeuvre de Julien Duvivier, est pourtant très difficile à voir. La raison? une guerre entre l'héritier Duvivier et un éditeur potentiel au sujet de la fin du film. Le cinéaste avait tourné une fin tragique; jugée trop négative, les producteurs exigèrent une autre fin, optimiste. Le film, exploité ainsi en 1936, n'a aucun succès. Et pendant soixante ans, Duvivier fils et éditeur se déchirèrent au sujet de la fin à choisir, rendant... [Lire la suite]