Louis Jourdan sait tout faire, même le café

Louis Jourdan, dont j'avais évoqué la carrière dans ce blog l'année dernière (ici), est décédé ce mois-ci, à l'âge de 93 ans. Nouveau "French Lover" après le retrait de Charles Boyer des écrans américains, Louis Jourdan fera l'esentiel de sa carrière aux États-Unis, où il est mort. Né à Marseille, il reçoit les conseils de deux monuments du coin: Raimu et Blavette. Aspirant comédien à Paris, il entre dans la Résistance quand la France se retrouve occupée. Refusant de tourner pour la Continental, il connaît le succès après la guerre avec Félicie Nanteuil et la Vie de Bohême. Son premier film américain est un Hitchcock, le Procès Paradine, en 1947. Il ne quittera désormais plus guère Hollywood, où il promènera son aisance, son talent d'acteur, son physique irréprochable et sa french touch dans nombre de classiques. On peut citer le fameux Lettre d'une inconnue, qui lui vaut la reconnaissance des cinéphiles et de la critique, Madame Bovaryla Filbustière des AntillesGigi, avec Maurice Chevalier, premier Français d'Hollywood - et son plus gros succès - , et Irma la douce. Ses talents de chanteur lui valurent de ne pas être doublé dans les comédies musicales qu'il tourna, et explique les deux étoiles qu'il a, à son nom, sur Hollywood Boulevard. C'est vrai qu'il savait tout faire, cet homme, même le café en maillot de bain.

Le plateau de Gigi: Jourdan, Leslie Caron, Maurice Chevalier et Hermione Gigold. Trois Français pour Colette.