Rudolph Valentino, Pola Negri, Mae Murray, David Mdivani

Le témoin de la mariée est Rudolph Valentino, sa demoiselle d'honneur Pola Negri (les deux stars sont par ailleurs fiancées). Le marié appartient à une ancienne famille géorgienne qui s'établit en Amérique dans les années 1920. La fratrie se fera remarquer par ses unions matrimoniales très avantageuses: l'aîné, Serge, épousa... Pola Negri, puis Louise Van Alen, une héritière de la famille Astor; le cadet, Alexis, premier époux de Louise Van Alen, se remaria avec Barbara Hutton, la femme la plus riche de son époque.

L'union de la star de l'écran avec un authentique aristocrate, même désargenté, fit la joie du public américain et des échotiers: un lien entre la nouvelle aristocratie d'Hollywood et celle de la vieille Europe faisait rêver les foules.

Mae Murray, le Gardénia de l'écran, ne rêva sans doute pas aussi longtemps: après que David Mdivani se fut proclamé son agent et lui enjoignit de quitter la Metro Pictures où elle était depuis son plus gros succès, Peacock Alley (1922), elle dénonça son contrat auprès de Louis B. Mayer, qui, furieux, la mit immédiatement sur liste noire. Sa carrière périclita très vite (elle ne tourna plus que quatre films), et le parlant lui donna le coup de grâce. Le couple divorça en 1933, après un procès très pénible, où il apparut que Mdivani vidait sciemment les comptes de son épouse depuis leur mariage.

Mdivani, suivant l'exemple de ses frères, se remaria avec une héritière, Virginia Sinclair, de la compagnie Sinclair Oil. La très glamour Mae Murray, elle, ne se releva pas; après son dernière film, elle vécut dans une relative pauvreté, et finit ses jours dans une maison de retraite pour gens du cinéma.

l'heureux couple