Jane Russell sous l'hacienda

"The two and only Miss Russell", disait le comique Bob Hope (qui aimait beaucoup les femmes plantureuses, cf Anita Ekberg) à propos de cette actrice fortement bustée. Jane Russell suit vaguement des cours d'art dramatique quand le milliardaire fou et hypocondriaque Howard Hughes la remarque: il décide de centrer sur elle toute la publicité de son prochain film, le Banni, tourné en 1941 et aussitôt interdit. Il est vrai que le physique de Jane est à lui seul une infraction au code Hays. Lancée par l’extraordinaire battage qu’a organisé Hughes, elle n’a plus qu’à attendre la sorti du Banni en 1950 et collectionne dès lors les interprétations à succès dans des comédies trépidantes ou des films d’aventures plus ou moins exotiques. Elle a eu la chance de tourner avec de grands metteurs en scène des rôles moins stéréotypés, où elle s’est révélée comédienne agréable et danseuse excellente : Les hommes préfèrent les blondes, les Implacables, l’Ardente gitane, Bungalow pour femmesle Paradis des mauvais garçons. Elle a d’elle-même interrompu sa carrière, quand son exubérance un peu factice de brune voluptueuse risquait de lasser, et s’est contentée, après 1957, de jouer les guest-stars. Amie de classe de Marilyn, Jane Russell était connue dans tout Hollywood pour son sens de l'hospitalité, sa drôlerie et son professionnalisme.