Nita Naldi, l'autre femme indispensable à tout mélodrame

L’une des femmes fatales les plus représentatives du cinéma muet américain. Nita Naldi, ténébreuse, le regard lascif, deshabillée tout en étant vêtue, est moins célèbre comme vedette que comme « l’autre femme » indispensable à certains schémas romanesques. Il faut avouer que ses prestations les plus réputées, Arènes sanglantes et les Dix commandements, peuvent prêter à sourire, comme beaucoup de prestations des femmes fatales du muet. Ces intrigues quasi victoriennes paraissent terriblement datées, et, hélas, le jeu des actrices en pâti. Pourtant, Nita Naldi a, plus qu'une autre, marqué ce rôle de l'autre femme, souvent mauvaise, toujours brune, ne devant conduire l'homme qu'à sa perte (qu'elle l'aime ou pas, d'ailleurs). C'est un emploi qui n'existe plus dans notre littérature ou notre cinéma d'aujourd'hui. Alors ne boudons pas ce qui fit frémir les foules des années 20. Bien sûr, ce n'est pas son vrai nom.