Agnes Ayres, lady envoûtée par le cheikh Valentino

Presque inconnue aujourd'hui, Agnès Ayres eut pourtant l'honneur, dans sa carrière, d'être la lady brûlée par l'amour d'un Rudolph Valentino dans l'un des plus célèbres films du latin lover, le Cheikh. Née en 1896, elle débute avec des courts métrages comiques à la Essenay puis connait brusquement la célébrité en 1921 quand, dans le Cheikh, elle éveille la concupiscence de Rudolph Valentino. Sa collaboration la plus suivie fut celle avec Cecil B. De Mille, qui la dirigea très souvent, dans le Cœur nous trompe ou les Dix Commandements. Elle tourne également avec Léonce Perret et William De Mille. En 1926,  Agnès Ayres reprend son rôle auprès de Valentino dans le Fils du Cheikh, mais sa carrière fut mis à mal par la fin du parlant. Ayant perdu dans le même temps sa fortune lors du crach de 1929, elle retourne sur les planches. Elle tente un retour au cinéma en 1937, dans Âmes à la mer, et meurt en 1940 d’une hémorragie cérébrale.