04 décembre 2015

Samson et Dalila, de Cecil B. DeMille (1949): la trahison féminine vue par un fils de pasteur

La devise de Cecil B. DeMille était "Dieu et Sexe". Si le premier mot n'est pas franchement présent lors de la première partie - muette - de sa carrière, où le cinéaste faisait dans la comédie débraillée et sophistiquée, l'alchimie des deux prit tout son sens lorsque DeMille s'empara des sujets antiques. Après une première version muette des Dix commandements, le cinéaste s'attaque franchement au péplum avec le Signe de la croix, en 1932, qui est comme une révélation: dans l'Antiquité, les populations étaient toutes décadentes... [Lire la suite]

11 avril 2015

La Proie, de Robert Siodmak (1948): au coeur de Little Italy

Victor Mature est, pour toujours, l'un de mes acteurs préférés. C'est simple, j'aime tout chez lui: sa carrure impressionnante et rassurante, son visage fort  et sensuel, sa prestance imposante et fine à la fois. Qu'il interprète un héros biblique, mythologique, égyptien ou un contemporain, policier, voyou, marin, il est toujours dans le ton juste. Et c'est en policier intègre exerçant au coeur de Little Italy, à New York, qu'on le retrouve dans la Proie. Un caïd bien connu des services de policie, Martin Rome (Richard... [Lire la suite]