14 juin 2014

Écrit sur du vent, de Douglas Sirk (1956): vingt ans avant, Dallas était déjà un univers impitoyable

Si je devais classer les films de Douglas Sirk que j'ai vus selon ma préférence, Écrit sur du vent ne tiendrait pas le haut du panier. Je préfère de loin Mirage de la vie, mon film ultime, et Tout ce que le ciel permet, l'une des plus belles histoires d'amour du cinéma. À l'occasion du recyclage de mes cassettes vidéos, j'ai eu l'envie de regarder à nouveau cet Écrit sur du vent, qui ne m'avait guère marquée. Bon, je l'ai aimé un peu mieux, mais pas beaucoup plus. L'histoire, je soupçonne les scénaristes du futur... [Lire la suite]

12 juin 2014

Cliché du jour: Anna May Wong

Anna May Wong fait partie des rarissimes acteurs extrême-orientaux qui réussirent à percer à Hollywood durant les années 20 et 30. Avec Sessue Hayakawa, elle apporta l'indispensable exotisme - souvent fatal - à quantité de films de l'époque, quand l'Orient était, aux yeux des Occidentaux, mystérieux, sulfureux et fascinant. D'innombrables photographies de l'actrice existent encore à ce jour, sans commune mesure avec sa postérité, très limitée en termes d'audience.  
03 juin 2014

La Nouvelle vie de M. Clark, de Peter Chelsom (2006): il n'y a pas que le travail dans la vie, il y a la danse aussi

La Nouvelle vie de M. Clark fait parti de ces films bon enfant, très correctement écrits et réalisés, que l'on va voir dans un cinéma parisien un après-midi de désoeuvrement afin de se changer les idées. Quasiment aucune presse à l'époque ne s'y intéresse, malgré une distribution assez solide, et c'est dommage: c'est un divertissement dans le meilleur sens du terme, doux et sans prétention. L'histoire ne casse pas trois pattes à un canard, et ça change; on se croit revenu dans ces bons vieux films musicaux des années 40, où rien... [Lire la suite]
02 juin 2014

La MM que j'aime #2

C''était hier le 1er juin, date anniversaire de la MM que j'aime! Donc aujourd'hui, un autre cliché d'elle, mais lequel? Il y en a beaucoup, et pour tous mes goûts. Après avoir hésité, en voici un que j'aime beaucoup, pris vers 1952, au début de sa célébrité sans partage. Il paraîtra dans le magazine Life.  Enjoy!  
01 juin 2014

De Nuremberg à Nuremberg, de Frédéric Rossif (1989): n'oubliez jamais de vous souvenir

A l'heure où, lors des derniers appels aux urnes, les citoyens français qui remplissaient leur devoir d'électeur - donc de citoyen - donnaient, pour le plus grand nombre, leurs voix à ceux qui crient le plus fort, il est nécessaire de se rappeler ce documentaire de Frédéric Rossif, retraçant la montée, le triomphe et le jugement du plus atroce totalitarisme du XXe siècle. Il aura fallu une guerre mondiale pour le détruire, mais, hélas, ses relents se relèvent de façon régulière. A l'intérieur de ce documentaire, il y a naturellement... [Lire la suite]
29 mai 2014

La Peau douce, de François Truffaut (1964): l'adultère dans la France du Général

La Peau douce est le film de François Truffaut que je préfère. Auparavant, ma préférence allait au Dernier métro, que j'avais vu et revu jusqu'à en savoir les dialogues par coeur. Quand j'ai découvert la Peau douce, qui fut réalisé près de vingt ans auparavant, je l'ai immédiatement apprécié. Là où le Dernier métro est un film très maîtrisé, très calibré pour le grand public et dont la trame est parfaitement identifiable - ce qui n'enlève rien à sa valeur, loin de là -, la Peau douce est remarquable de finesse et... [Lire la suite]

28 mai 2014

Cliché du jour: Deanna Durbin en escapade printanière

Aujourd'hui, joli cliché de la jeune star musicale des années 40, Deanna Durbin. Débutant au même moment que Judy Garland, elle fut recalée lors de son audition à la MGM, et offrit ses services à Universal. Elle y tourna une vingtaine de films musicaux, sans que son succès ne se démente, et rapporta une fortune au studio. Deanna Durbin était une enfant chérie des Américains, qui adoraient sa bonne humeur, sa gaieté communicative, ses nombreux films enjoués, éloignés de toute noiceur. Sa voix de soprano, précocement assurée,... [Lire la suite]
23 mai 2014

Les soeurs Talmadge: la sororie royale du cinéma muet

On parle beaucoup de "dynasties" d'acteurs, il y a aussi des "fratries" célèbres, ou plus exactement des sorories. Outre les Barrymore, les Gish et les de Havilland-Fontaine, il y eut aussi les trois soeurs Talmadge, qui régnèrent sur les écrans du muet lors des années 10 et 20. Des pionnières, donc. Elles étaient trois: Norma, la plus connue, Constance, et Natalie. Si les vedettes imposées au public par les producteurs étaient souvent des étoiles de la scène, les stars choisies par le public n'avaient souvent aucune expérience... [Lire la suite]
21 mai 2014

L'Éternel retour, de Jean Delannoy (1943): les dieux sont descendus de l'Olympe

Hier soir, séance ciné privée au cours de laquelle j'ai enfin vu un film que je gardais depuis... près de 15 ans dans ma vidéothèque à moi. N'ayant jamais trouvé le bon moment pour le voir, j'ai profité d'être seule avec ma mère pour lui proposer de le regarder. Banco! Nous ne fûmes pas déçues de ce retour dans le passé (hi hi). De l'Éternel retour, nous savions que cela s'inspirait de la légende de Tristan et Iseut, que Jean Marais y lance involontairement la mode des pull jacquard et que toutes les filles copièrent la... [Lire la suite]
19 mai 2014

L'Insoumise, d'Howard Hawks (1928): quand un prince arabe rencontre une coquette parisienne

Un joli petit film muet découvert... hier soir grâce au Cinéma de minuit. La plus jolie pépite exhumée du programme depuis de longs mois (les cycles italiens des années 60, ça ne m'emballe pas). C'est l'un des derniers films muets d'Howard Hawks, le futur réalisateur du Balafré, de l'Impossible M. Bébé, des hommes préfèrent les blondes, et de quantité de westerns bon cru rarement dépassés (sauf peut-être égalés par son copain Raoul Walsh). Pour l'histoire, bien qu'elle ne soit pas de lui, on se croirait dans un roman de... [Lire la suite]