26 avril 2017

le Samouraï, de Jean-Pierre Melville (1967): illustration de la solitude

Un homme, seul, dans un appartement sommairement meublé. Un oiseau en cage chante. Les teintes sont grises - comme les murs et le temps - et bleues - comme la robe de l'oiseau et les yeux de l'homme. C'est l'antre de Jef Costello, tueur à gages solitaire. Déambulant affublé d'un imperméable beige et d'un feutre mou, mâchoire serrée, démarche rapide et regard aux aguets, il part, à la nuit tombée, honorer un contrat. Le patron d'une boîte de nuit est la victime. Discret, efficace, Jef Costello est néanmoins remarqué par la pianiste de... [Lire la suite]

05 octobre 2015

Ninotschka, d'Ernst Lubitsch (1939): l'espionne qui venait du froid

Première comédie de Greta Garbo, avant-dernier film de la Divine, un slogan minimaliste resté célèbre ("Garbo rit!"): Ninotschka ne m'avait pourtant pas emballée, lorsque, adolescente, je le vis pour la première fois. Comme on peut changer d'avis, et qu'après tout, un Lubitsch reste un gage de qualité, j'ai eu l'envie de le revoir la semaine dernière. Et j'ai bien fait. Trois agents soviétiques arrivent à Paris dans le but de revendre des bijoux confisqués par la Révolution russe. La grande-duchesse Swana (Ina Claire),... [Lire la suite]