12 février 2017

les Espions s'amusent, de Josef von Sternberg (1957): John Wayne sous le charme d'une Russe nommée Janet Leigh

Découverte inattendue en plein après-midi, sur Arte: les Espions s'amusent, un film sympathique réunissant un couple improbable - Wayne et Leigh - , des avions, et une histoire d'espionnage période Guerre froide. Ça vous rappelle quelque chose? Oui, c'est un peu comme Ninotschka (ici) ou Camarade X. Pas le chef-d'oeuvre du siècle, mais chouette à voir. L'histoire, très simple: dans les années 50, en Alaska, une patrouille de pilotes capture un avion soviétique. Ce dernier est commandé par une séduisante Russe, Anna... [Lire la suite]

08 novembre 2016

Agent X-27, de Josef von Sternberg (1931) : Mata Hari à Vienne

Dans un souci de parallélisme parfait, le tandem Sternberg-Dietrich ripostait systématiquement à chaque nouveau film de Greta Garbo. Garbo, la Divine et l’Européenne, était déjà au firmament lorsque Dietrich débarque à Hollywood. L’ambition de la Paramount, avouée, était de faire de l’Allemande l’unique rivale de la Suédoise, estampillée MGM. Quand Garbo est la Reine Christine, Marlène devient l’Impératrice rouge. Quand Garbo est la Courtisane, Dietrich devient une Blonde Vénus, Quand Garbo tourne Romance, Marlène tourne la Femme et... [Lire la suite]
04 octobre 2016

Coeurs brûlés, de Josef von Sternberg (1930): mon légionnaire

Premier film américain de Josef von Sternberg avec sa muse et medium Marlène Dietrich, Coeurs brûlés souleva immédiatement l'enthousiasme des foules américaines. Il faut dire que tout était réuni pour plaire: exotisme, amours contrariées, premier rôle masculin beau comme un dieu, premier rôle féminin brûlant la pellicule... et un troisième homme s'effaçant avec élégance. Prêt au voyage? À Mogador (aujourd'hui Essaouira), un paquebot débarque avec, à son bord, une chanteuse nommée Amy Jolly (Marlène Dietrich). Sur le ponton,... [Lire la suite]
20 septembre 2016

Shanghai Express, de Josef von Sternberg (1932): Marlène, Marlène, Marlène

Curieusement, à l'exception de l'Ange bleu, je n'avais, jusqu'à présent, jamais pu admirer les oeuvres du tandem Sternberg-Dietrich (ou du trio Sternberg-Dietrich-Banton). La rétrospective Sternberg à la Cinémathèque de Paris m'en donne l'occasion, avec Shanghai Express. Le résultat? un film aux jeux de lumières éblouissants, une Marlène plus star que toutes les stars, un partenaire insipide, une Chine pittoresque recréée, un train comme seul lieu d'action, et une histoire, euh, très convenue. Années 30. En pleine guerre civile... [Lire la suite]