20 avril 2017

Falbalas, de Jacques Becker (1945): un couturier meurt d'amour

Film très rarement diffusé, j'ai eu la chance de voir Falbalas un soir un 23h sur Arte, lors d'un cycle Jacques Becker (concommittant avec celui que lui consacre la Cinémathèque). Falbalas, comme son nom l'indique, a pour cadre une maison de couture parisienne et suit les tribulations d'un couturier pour dames, Philippe Clarence. Malgré son sujet, le film est tout sauf frivole. Jugez plutôt. Philippe Clarence (Raymond Rouleau), grand couturier parisien, rencontre et tombe amoureux de Micheline Lafaurie (Micheline Presle), fiancée... [Lire la suite]

09 février 2017

la Vérité, d'Henri-Georges Clouzot (1960): une fille libre face à ses juges

1960. Aux assises de la Seine comparaît Dominique Marceau, jeune fille blonde sans profession, pour le meurtre de son amant Gilbert Tellier. Défendue par un vieux routier des assises, jugée par une cour et un jury composés d'hommes de trois fois son âge, Dominique raconte l'histoire de sa vie. Et c'est moins les motifs de son geste que sa liberté d'allure qui est au centre des débats. On peut simplement résumer la Vérité comme un affrontement entre jeunesse et vieillesse - du moins le monde des adultes installés. On aurait à... [Lire la suite]
28 janvier 2017

la Passion de Jeanne d'Arc, de Carl Theodor Dreyer (1927): Jeanne face à ses juges

Film qui a fait date dans l'histoire du cinéma mondial, j'eus la chance de voir cette Passion de Jeanne d'Arc à la Cinémathèque française, avec un accompagnement au piano donné par Jean-François Zygel en personne. Cinéaste à la carrière longue, Dreyer tourna pourtant peu: quatorze films entre 1918 et 1964. Sa Passion, tournée lors des dernières heures du parlant, est un chef-d'oeuvre à découvrir. L'histoire est limpide: Jeanne a été arrêtée. Elle est jugée par un collège de religieux pour ses actes et sa tenue masculine. Mise à la... [Lire la suite]
06 juin 2016

la Comtesse aux pieds nus, de Joseph L. Mankiewicz (1954): mémoires d'outre-tombe

Premier film que je vis avec "le plus bel animal du monde", j'ai nommé Miss Ava Gardner, la Comtesse aux pieds nus m'a d'abord emballée. L'histoire est romanesque à souhait: une star incomprise, un réalisateur alcoolique qui est le seul à comprendre sa star sans la désirer, un publicitaire pragmatique et opportuniste, un magnat de cinéma odieux, un milliardaire mal élevé, et un prince charmant impuissant... n'en jetez plus! C'est tout ce que j'aimais adolescente: l'impossibilité d'être heureux. Avec le temps (va, tout s'en va) et... [Lire la suite]