26 avril 2019

Tout ce que le ciel permet, de Douglas Sirk (1955): une veuve et son jardinier

Dans une banlieue aisée américaine, au mitant des années 50. Cary Scott (Jane Wyman), veuve d'un certain âge, partage sa vie entre ses grands enfants déjà partis de la maison, les soirées du club de bienfaisance et l'entretien de son jardin. Quand ses amies lui suggèrent de se remarier avec un homme de son âge, veuf, qui la courtise gentiment, Cary se laisse peu à peu prendre au charme de son jardinier, Louis Kirby (Rock Hudson), plus jeune et de condition plus modeste. Leur idylle commence, simplement,... [Lire la suite]

14 avril 2019

Mirage de la vie, de Douglas Sirk (1959): les mères et leurs filles (bis)

Le plus flamboyant mélodrame jamais tourné par Douglas Sirk, le maître du genre, Mirage de la vie reste, près de soixante ans après sa réalisation, d'une étonnante actualité : relations mères-filles, ségrégation raciale, ambition féminine... Magnifié par le Technicolor, porté par des actrices au plus près de leur rôle, soutenu par un scenario sans faille et une mise en scène admirable, Mirage de la vie est un film précieux sans cesse à redécouvrir. Lora Meredith (Lana Turner), veuve et aspirante comédienne, accueille chez elle Annie... [Lire la suite]
11 septembre 2014

Images de la vie, de John M. Stahl (1934): deux mères et leurs filles

À l'origine, il y a un roman de Fannie Hurst, Imitation of Life. Bien avant Douglas Sirk, qui en tira un mélodrame somptueux figurant pour toujours parmi mes cinq films fétiches, John M. Stahl adapte le roman de Hurst sous le titre Images de la vie. Sa version, la première, n'eut pas l'éclatante postérité de la seconde. Ce n'est pas une raison pour la négliger, au contraire. Stahl tourne son film en 1934, Sirk en 1959. En deux décennies coupées d'une guerre mondiale, l'histoire de ces deux mères, l'une blanche et l'autre... [Lire la suite]
09 juillet 2014

Laissez Rock Hudson tranquille!

Arte diffusait dimanche dernier un documentaire intitulé "Rock Hudson, beau ténébreux". Il faisait davantage la part belle à l'homosexualtié de Rock Hudson et comment il réussit à la cacher (elle était alors totalement ignorée du grand public) plutôt qu'à son jeu d'acteur et à sa présence quasi physique sur pellicule. C'est bien dommage, car un homme qui a tourné huit fois avec Douglas Sirk (un record) n'est pas autre chose qu'un très grand acteur. Et peu importe ses orientations. Ce n'est pas un sujet. Point barre.
14 juin 2014

Écrit sur du vent, de Douglas Sirk (1956): vingt ans avant, Dallas était déjà un univers impitoyable

Si je devais classer les films de Douglas Sirk que j'ai vus selon ma préférence, Écrit sur du vent ne tiendrait pas le haut du panier. Je préfère de loin Mirage de la vie, mon film ultime, et Tout ce que le ciel permet, l'une des plus belles histoires d'amour du cinéma. À l'occasion du recyclage de mes cassettes vidéos, j'ai eu l'envie de regarder à nouveau cet Écrit sur du vent, qui ne m'avait guère marquée. Bon, je l'ai aimé un peu mieux, mais pas beaucoup plus. L'histoire, je soupçonne les scénaristes du futur... [Lire la suite]