13 mai 2019

Convoi de femmes, de William A. Wellman (1951) : de Chicago à la Californie pour trouver un mari

Un autre western peu connu, à l'instar de la Femme qui failli être lynchée : Convoi de femmes, film de série B au budget relativement modeste, mais produit par la MGM avec sa plus fameuse star masculine (hormis Clarki), Robert Taylor, rappelle furieusement l'album la Fiancée de Lucky Luke. Normal, Morris a pompé intégralement le scénario (les mortes au cours du voyage en moins). Côte Ouest des États-Unis, 1861. Roy Whitman (John McIntire), un riche éleveur, à la tête d’une ville de pionniers, mais sans aucune femme, décide d’aller à... [Lire la suite]

26 avril 2019

Tout ce que le ciel permet, de Douglas Sirk (1955): une veuve et son jardinier

Dans une banlieue aisée américaine, au mitant des années 50. Cary Scott (Jane Wyman), veuve d'un certain âge, partage sa vie entre ses grands enfants déjà partis de la maison, les soirées du club de bienfaisance et l'entretien de son jardin. Quand ses amies lui suggèrent de se remarier avec un homme de son âge, veuf, qui la courtise gentiment, Cary se laisse peu à peu prendre au charme de son jardinier, Louis Kirby (Rock Hudson), plus jeune et de condition plus modeste. Leur idylle commence, simplement,... [Lire la suite]
17 avril 2019

Arrêt d'autobus, de Joshua Logan (1956): une danseuse et un cow-boy

Premier "vrai" rôle dramatique d'une Marilyn Monroe alors au sommet de sa gloire, Arrêt d'autobus est tiré d'une pièce un peu poussive, devenu, sous la houlette de Joshua Logan, réalisateur un peu oublié aujourd'hui, un film plaisant, mais sans plus. Chérie (Marilyn) est une chanteuse de baltringue sans talent, qui végète à Phoenix en attendant l'occasion de partir pour Hollywood. Bo Decker (Don Murray), un cow-boy du Montana sans expérience, arrive en ville pour y participer à un rodéo et, espère-t-il, "trouver un ange". Il... [Lire la suite]
14 avril 2019

Mirage de la vie, de Douglas Sirk (1959): les mères et leurs filles (bis)

Le plus flamboyant mélodrame jamais tourné par Douglas Sirk, le maître du genre, Mirage de la vie reste, près de soixante ans après sa réalisation, d'une étonnante actualité : relations mères-filles, ségrégation raciale, ambition féminine... Magnifié par le Technicolor, porté par des actrices au plus près de leur rôle, soutenu par un scenario sans faille et une mise en scène admirable, Mirage de la vie est un film précieux sans cesse à redécouvrir. Lora Meredith (Lana Turner), veuve et aspirante comédienne, accueille chez elle Annie... [Lire la suite]
05 avril 2017

les Dix commandements, de Cecil B. DeMille (1956): Dieu est descendu sur le monde

Lorsqu'on regarde les Dix commandements à dix ans, on est émerveillé par la mer Rouge se séparant en deux. Quand on le regarde à 18 ans, on est saisi par les costumes, les décors, la beauté de José Derek et les abdominaux de Yul Brynner (un peu ceux de Charlton Heston, aussi). Dans les deux cas, on trouve le film bien long. Et lorsque on visionne, longtemps après, le film-signature de Cecil B. DeMille, on reste époustouflé par le souffle épique qui s'en dégage. Histoire sacrée, histoire profane, rivalité fraternelle et amours... [Lire la suite]
12 février 2017

les Espions s'amusent, de Josef von Sternberg (1957): John Wayne sous le charme d'une Russe nommée Janet Leigh

Découverte inattendue en plein après-midi, sur Arte: les Espions s'amusent, un film sympathique réunissant un couple improbable - Wayne et Leigh - , des avions, et une histoire d'espionnage période Guerre froide. Ça vous rappelle quelque chose? Oui, c'est un peu comme Ninotschka (ici) ou Camarade X. Pas le chef-d'oeuvre du siècle, mais chouette à voir. L'histoire? très simple : dans les années 50, en Alaska, une patrouille capture un avion soviétique. Ce dernier est piloté par une séduisante Russe, Anna... [Lire la suite]

09 septembre 2016

l'Énigme du Chicago Express, de Richard Fleischer (1952): du noir, rien que du noir

L'Énigme du Chicago Express est un film de série B, à la vocation d'amuse-bouche avant le film principal. Mais, à l'image de Détour, les 70 minutes de cette course-poursuite dans un train sont d'une telle qualité qu'elles gagnent, au fil du temps, leur place auprès des meilleurs films noirs. Sec, nerveux, vif et brillant, le travail de Fleischer plu tellement à Howard Hughes, patron timbré de la RKO, qu'il souhaitait en faire un remake avec Robert Mitchum et Jane Russell!  Le pitch est simple: deux policiers sont chargés de... [Lire la suite]
21 juin 2016

Les hommes préfèrent les blondes, de Howard Hawks (1952): diamants, diamants, diamants

Pour une incontionnelle comme moi de Marilyn Monroe, Howard Hawks était un réalisateur de comédies légères bien troussées - Chérie, je me sens rajeunir, les hommes préfèrent les blondes... quelle surprise lorsque mon père, à qui je parlais de lui, me répondit :"Hawks, le réalisateur de western!" Eh oui, à l'époque les réalisateurs touchent à tous les genres, et, dans le cas de Hawks, avec une égale aisance. Les hommes préfèrent les blondes, film-symbole de Marilyn s'il en est, m'a d'abord déconcertée: adolescente, je trouvais le... [Lire la suite]
06 juin 2016

la Comtesse aux pieds nus, de Joseph L. Mankiewicz (1954): mémoires d'outre-tombe

Premier film que je vis avec "le plus bel animal du monde", j'ai nommé Miss Ava Gardner, la Comtesse aux pieds nus m'a d'abord emballée. L'histoire est romanesque à souhait: une star incomprise, un réalisateur alcoolique qui est le seul à comprendre sa star sans la désirer, un publicitaire pragmatique et opportuniste, un magnat de cinéma odieux, un milliardaire mal élevé, et un prince charmant impuissant... n'en jetez plus! C'est tout ce que j'aimais adolescente: l'impossibilité d'être heureux. Avec le temps (va, tout s'en va) et... [Lire la suite]
17 mai 2016

la Femme qui faillit être lynchée, d'Allan Dwan (1953): le premier western féminin!

Film découvert à l'occasion d'une rétrospective Allan Dwan au Cinéma de minuit (et je renouvelle mon admiration à Patrick Brion, qui a fait ma culture cinématographique), la Femme qui faillit être lynchée m'a paru, sur le papier, un enième western de série B, du genre de ceux produits en masse par la Republic Pictures. Mais que nenni! C'est un western où les femmes ont le pouvoir, et ce, avant Johnny Guitare (qui lui est immédiatement postérieur). Attention, ça décoiffe! Pendant la guerre de Sécession, la ville de Border City,... [Lire la suite]