10 mai 2014

Les Reines du music hall, de Phil Karlson (1949): la MM que j'aime

Les Reines du music hall était un film destiné à tomber dans l'oubli. Produit rapidement, il est d'une durée d'une heure à peine, possède des décors minimalistes et des vedettes mineures. Cependant, l'une de ces vedettes devint la plus grande star que le cinéma ait jamais enfanté, ce qui assura son passage à la postérité (sur lequel personne n'aurait misé un nickel). Vous avez deviné, c'est Marilyn Monroe! Les Reines du music hall est son troisième film, et le premier où elle tient le haut de l'affiche; une affiche de série... [Lire la suite]

08 mai 2014

Prisonnier du passé, de Mervyn Le Roy (1942): un homme, une femme, deux mémoires

Pendant que j'écris ce billet, nous sommes le 8 mai 2014. Nous avons célébré l'armistice de la Seconde Guerre mondiale, tout en rappelant que l'année 2014 marque également le centenaire de la Première. Je souhaitai parler d'un film évoquant ou se passant pendant les années 40. Aucun ne m'est venu spécialement en tête, en revanche, j'ai tout de suite pensé à Prisonnier du passé; le film se passe après la guerre de 14, et sortit au cinéma... en 1942. L'occasion est donc trop belle pour ne pas parler de ce beau mélodrame. ... [Lire la suite]
29 avril 2014

La Proie du mort, de W.S. Van Dyke II (1941): imparfait huis clos à trois

La Proie du mort est à la croisée de plusieurs films: le suspens, le presque fantastique, le drame. Porté par un casting de choix: Robert Montgomery, Ingrid Bergman et George Sanders, réalisé tout à fait honnêtement par Van Dyke, un vieux routier d'Hollywood, il laisse cependant sur sa faim. En cause? Une action parfois bâclée, une histoire simple dont les ficelles ne sont pas discrètes, et des raccords dans les plans pas toujours bien faits. Le titre français, on ne le comprend qu'au dernier quart du film: c'est Philippe Monrell... [Lire la suite]
29 mars 2014

Casablanca, de Michael Curtiz (1942): l'héroïsme selon les Américains

Il est des films dont on vous parle tellement que vous n'avez plus besoin de les voir pour en avoir une opinion; et, quand enfin on les visionne, on a un sentiment d'inaccompli doublé d'une interrogation: "tout ça... pour ça?" Casablanca entre pour moi dans cette catégorie de films. On sait que c'est LE film des Américains, le film fétiche, le film qu'il faut aimer si on est un vrai Yankee; on en parle beaucoup, on en a écrit des milliers de pages (le tournage mouvementé, le script écrit au jour le jour, la fin inconnue, etc.).... [Lire la suite]