15 janvier 2018

En cas de malheur, de Claude Autant-Lara (1958): la France s'ennuie, le cinéma aussi

Le cinéma français des années 50, contrairement au cinéma américain, me reste étranger. Les scenarii, la façon de filmer, les sujets, tout y est déjà démodé. Même les jeunes personnages sont vieux. Sans doute, ainsi que nous l'avions évoqué pour la Peau douce ou Martine Carol, parce que la France de la IVe République fut vieille avant même d'avoir été jeune. Ce constat est éclatant dans le film qui nous occupe ici. En cas de malheur, malgré l'éblouissante beauté de Brigitte Bardot, est désespérant d'ennui. Yvette Maubert... [Lire la suite]

09 février 2017

la Vérité, d'Henri-Georges Clouzot (1960): une fille libre face à ses juges

1960. Aux assises de la Seine comparaît Dominique Marceau, jeune fille blonde sans profession, pour le meurtre de son amant Gilbert Tellier. Défendue par un vieux routier des assises, jugée par une cour et un jury composés d'hommes de trois fois son âge, Dominique raconte l'histoire de sa vie. Et c'est moins les motifs de son geste que sa liberté d'allure qui est au centre des débats. On peut simplement résumer la Vérité comme un affrontement entre jeunesse et vieillesse - du moins le monde des adultes installés. On aurait à... [Lire la suite]
10 avril 2014

Le Mépris, de Jean-Luc Godard (1963): 17 fois Brigitte Bardot

Il y a beaucoup d'exégètes de Godard, de Bardot, voire de Piccoli ou de Fritz Lang qui ont déjà écrit et disséqué le Mépris. Je ne peux que dire mon sentiment face à ce film, souvent cité comme LE film ultime sur - et avec - Bardot, et le film de Godard le plus "grand public". L'histoire, tirée d'un roman d'Alberto Moravia: un scénariste (Paul) accepte un travail de réécriture de scénario; sa compagne (Camille), qui le suit sur les lieux du tournage, semble être poussée dans les bras du producteur par Paul; de là naît une colère, puis... [Lire la suite]