15 mai 2014

West Side Story, de Robert Wise (1961): un quartier pauvre, deux bandes rivales, et un amour

West Side Story a une place particulière dans mon coeur: c'est la première comédie musicale américaine que j'aie vue (enregistrée sur Arte en... euh... 1998), et la seule que j'aime. Un détail loufoque: lors du premier visionnage, je ne m'aperçus pas que c'était Roméo et Juliette revisité, tant j'étais prise dans l'histoire. Il fallut l'intervention d'une camarade de classe de 3° pour que je fisse le lien entre William Shakespeare et les gangs du West Side. L'histoire, c'est donc New York et deux gangs qui ne peuvent pas... [Lire la suite]

10 mai 2014

Les Reines du music hall, de Phil Karlson (1949): la MM que j'aime

Les Reines du music hall était un film destiné à tomber dans l'oubli. Produit rapidement, il est d'une durée d'une heure à peine, possède des décors minimalistes et des vedettes mineures. Cependant, l'une de ces vedettes devint la plus grande star que le cinéma ait jamais enfanté, ce qui assura son passage à la postérité (sur lequel personne n'aurait misé un nickel). Vous avez deviné, c'est Marilyn Monroe! Les Reines du music hall est son troisième film, et le premier où elle tient le haut de l'affiche; une affiche de série... [Lire la suite]
30 mars 2014

Taza, fils de Cochise, de Douglas Sirk (1954): un western chez le maître du mélodrame

N'ayant pas été élevée avec les westerns du dimanche après-midi, j'en ai peu vus: c'est avec une vraie curiosité que j'ai regardé Taza, fils de Cochise. La plus grande surprise pour moi fut de découvrir qu'il fût réalisé par Douglas Sirk, le roi du mélodrame flamboyant. J'ai regardé ici et là ce que pensaient de cette entreprise les amateurs éclairés de western: c'est mitigé. Soit c'est jugé avec condescandance, soit franchement détesté. Je ne connais rien aux westerns, ni aux grands mythes indiens, bien que j'aie souvent... [Lire la suite]
07 mars 2014

Laura, d'Otto Preminger (1944): perle du film noir

L'un des plus beaux joyaux du film noir. Laura réunit cette exceptionnelle qualité d'être devenu une référence dans son domaine pour la cinéphilie. Un tournage anecdotique mais sous la houlette d'un metteur en scène chevronné (Otto Preminger), un casting tout en nuances (Gene Tierney, Dana Andrews, Clifton Webb, Vincent Price et Judith Anderson), une intrigue qu'on ne se lasse pas de redécouvrir, des dialogues sarcastiques mais non denués d'humour (noir!) et de sentiment, Laura a traversé les époques, les ciné-clubs, le Cinéma de... [Lire la suite]