01 novembre 2016

1958: scandale à Hollywood

Il était une fois, à Hollywood, un mignon petit couple composé d'une actrice pétillante et d'un crooner sympathique. Debbie Reynolds, adorable frimousse et silhouette de brindille devenue vedette grâce à Chantons sous la pluie, et Eddie Fisher, teint hâlé, chevelure de jais et voix suave, s'unissent en 1955 pour la plus grande joie de la presse sentimentale. Deux enfants naissent de leur union et chacun des deux époux poursuit sa carrière, sans heurt et sans histoire.  En 1958, c'est le drame: l'une des meilleures amies du... [Lire la suite]

24 janvier 2015

La Belle de Saïgon, de Victor Fleming (1932): Clark Gable entre la blonde et la brune

Ah, Clark Gable trempé de sueur tropicale, en bras de chemise et barbe de trois jours, arpentant les plantations de caoutchouc de la Cochinchine... Se pointe, on ne sait pas trop pourquoi, une (très) blonde fille de joie, Vantine (Jean Harlow), au parler aussi rosse que sa chevelure est naturelle. Clark, ou plutôt son personnage, Dennis Carson, l'emballe aussi sec, et s'en accommode quand débarque l'autre femme. Mary Astor, le plus beau visage préraphaélite du cinéma muet - qui rendit fou John Barrymorre - est Mme Willis, "a lady"... [Lire la suite]
29 mai 2014

La Peau douce, de François Truffaut (1964): l'adultère dans la France du Général

La Peau douce est le film de François Truffaut que je préfère. Auparavant, ma préférence allait au Dernier métro, que j'avais vu et revu jusqu'à en savoir les dialogues par coeur. Quand j'ai découvert la Peau douce, qui fut réalisé près de vingt ans auparavant, je l'ai immédiatement apprécié. Là où le Dernier métro est un film très maîtrisé, très calibré pour le grand public et dont la trame est parfaitement identifiable - ce qui n'enlève rien à sa valeur, loin de là -, la Peau douce est remarquable de finesse et... [Lire la suite]