09 février 2017

la Vérité, d'Henri-Georges Clouzot (1960): une fille libre face à ses juges

1960. Aux assises de la Seine comparaît Dominique Marceau, jeune fille blonde sans profession, pour le meurtre de son amant Gilbert Tellier. Défendue par un vieux routier des assises, jugée par une cour et un jury composés d'hommes de trois fois son âge, Dominique raconte l'histoire de sa vie. Et c'est moins les motifs de son geste que sa liberté d'allure qui est au centre des débats. On peut simplement résumer la Vérité comme un affrontement entre jeunesse et vieillesse - du moins le monde des adultes installés. On aurait à... [Lire la suite]

07 février 2017

Plein soleil, de René Clément (1960): le ciel, le soleil et un meurtre

Premier film avec Alain Delon en tête d'affiche, Plein soleil réchauffe l'atmosphère de l'hiver 1960. On propose, au début du projet, le rôle du fils de famille au jeune Delon; refus de l'acteur, qui exige l'autre rôle, le premier, celui du voyou. René Clément refuse... jusqu'à ce que son épouse, Bella, lui enjoigne de donner le rôle de Tom Ripley au comédien. Un milliardaire américain envoie en Italie un jeune homme désargenté, Tom Ripley (Alain Delon), afin de ramener son fils au bercail. Philippe Greenleaf (Maurice Ronet), c'est... [Lire la suite]
06 juillet 2014

Cléopâtre, de Joseph L. Mankiewicz (1963): la Reine et ses deux amours

En panne d'inspiration depuis quatre jours pour mon billet hebdomadaire, j'hésitai entre parler de Deux soeurs pour un roi, Sport de filles, ou les deux à la fois, quand je me rappelai que je vis il y a peu la trop célèbre Cléopâtre version Liz Taylor. Cela faisait suite à ma visite de l'exposition le Mystère Cléopâtre, dont j'ai déjà parlé ici (cf billet "Trois Cléopâtre"). J'ai une histoire un peu particulière avec ce film monumental. Premièrement, j'ai lu l'histoire de la genèse du film ainsi que son tournage épique... [Lire la suite]
16 juin 2014

L'homme qui tua Liberty Valance, de John Ford (1962): deux cow-boys insubmersibles pour un voyou

Dans l'optique de mes échanges avec Girlie Cinephilie, une blogeuse d'Hello Coton (avec un très chouette site), j'ai regardé un western qui attendait sagement d'être visionné par mes yeux bleus: L'homme qui tua Liberty Valance, grand classique de la culture bottes et éperons. Bon, il avait été enregistré en français, car France 3, par souci à l'égard de ses téléspectateurs âgés, bloque les films sous-titrés lors des séances de l'après-midi. Peu importe: j'ai vu, et j'ai aimé! Ça ne deviendra pas mon genre favori, mais j'ai bien... [Lire la suite]
29 mai 2014

La Peau douce, de François Truffaut (1964): l'adultère dans la France du Général

La Peau douce est le film de François Truffaut que je préfère. Auparavant, ma préférence allait au Dernier métro, que j'avais vu et revu jusqu'à en savoir les dialogues par coeur. Quand j'ai découvert la Peau douce, qui fut réalisé près de vingt ans auparavant, je l'ai immédiatement apprécié. Là où le Dernier métro est un film très maîtrisé, très calibré pour le grand public et dont la trame est parfaitement identifiable - ce qui n'enlève rien à sa valeur, loin de là -, la Peau douce est remarquable de finesse et... [Lire la suite]
15 mai 2014

West Side Story, de Robert Wise (1961): un quartier pauvre, deux bandes rivales, et un amour

West Side Story a une place particulière dans mon coeur: c'est la première comédie musicale américaine que j'aie vue (enregistrée sur Arte en... euh... 1998), et la seule que j'aime. Un détail loufoque: lors du premier visionnage, je ne m'aperçus pas que c'était Roméo et Juliette revisité, tant j'étais prise dans l'histoire. Il fallut l'intervention d'une camarade de classe de 3° pour que je fisse le lien entre William Shakespeare et les gangs du West Side. L'histoire, c'est donc New York et deux gangs qui ne peuvent pas... [Lire la suite]
10 avril 2014

Le Mépris, de Jean-Luc Godard (1963): 17 fois Brigitte Bardot

Il y a beaucoup d'exégètes de Godard, de Bardot, voire de Piccoli ou de Fritz Lang qui ont déjà écrit et disséqué le Mépris. Je ne peux que dire mon sentiment face à ce film, souvent cité comme LE film ultime sur - et avec - Bardot, et le film de Godard le plus "grand public". L'histoire, tirée d'un roman d'Alberto Moravia: un scénariste (Paul) accepte un travail de réécriture de scénario; sa compagne (Camille), qui le suit sur les lieux du tournage, semble être poussée dans les bras du producteur par Paul; de là naît une colère, puis... [Lire la suite]