03 juillet 2015

L'Esclave libre, de Raoul Walsh (1957): Clark Gable et la mulâtresse

Les programmations télévisées réservent parfois de belles surprises: il y a de cela quelques dimanches, alors que je cherchais quoi regarder, Arte m'annonce la diffusion imminente d'une film avec... Clark Gable, Clarki, l'Esclave libre précisément. Ni une, ni deux, je dégaine une cassette vidéo, j'enregistre... et je regarde en même temps, car c'est trop bien. Tiré du roman du même nom de Robert Penn Warren, je n'ai jamais pu venir à bout de l'oeuvre originale; l'écriture, peut-être, l'absence totale de légèreté, et cette... [Lire la suite]

29 avril 2015

La Femme modèle, de Vincente Minnelli (1957): Bacall et Peck sont d'humeur printanière

Aujourd'hui, gros plan au sujet d'un film adorable découvert il y a peu: la Femme modèle, de Vincente Minnelli. Ne vous laissez pas abuser par son titre: la femme modèle est ici une modéliste (comme l'indique le titre original anglais, Designing woman), non une épouse parfaite. Il a également la particularité d'être l'une des rares films de Minnelli qui ne soit pas une comédie musicale (bien que certaines séquences dansées soient présentes) et de réunir dans une comédie légère deux acteurs pas franchement connus pour être... [Lire la suite]
27 août 2014

Marisa la Coquette, de Mauro Bolognini (1957): la ragazza et i ragazzi

La plus mignonne comédie italienne découverte grâce au Cinéma de minuit, Marisa la coquette condense en un peu plus d'une heure quinze tout ce qui fait le charme d'un film. Une histoire simple d'amour et de séduction, qui se passe entre la gare de Civitavecchia et la mer Tyrrhénienne, avec comme protagonistes une Italienne adorable au physique superlatif, Marisa (Marisa Allasio), et un marin lui courant après, Angelo (Renato Salvadori). Entre les deux, une foule de mâles italiens de tous âges s'arrêtant sur le passage... [Lire la suite]
20 juillet 2014

Ben-Hur, de William Wyler (1959): le gigantisme au service d'une vengeance... et de la parole du Christ

Apparemment, je suis dans une veine péplum: après Céopâtre, j'ai regardé, trois fois de suite, Ben-Hur, péplum gigantesque qui inspira Cléopâtre, et reste un sommet du genre. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il n'est pas de Cecil B. deMille, bien que Charlton Heston en soit la vedette; c'est William Wyler, autre vieux routier bien connu d'Hollywood, qui était derrière la caméra. Film diffusé de multiples fois à la télévision, à l'égal des Dix commandements, Ben-Hur a bien des points communs avec... [Lire la suite]
14 juin 2014

Écrit sur du vent, de Douglas Sirk (1956): vingt ans avant, Dallas était déjà un univers impitoyable

Si je devais classer les films de Douglas Sirk que j'ai vus selon ma préférence, Écrit sur du vent ne tiendrait pas le haut du panier. Je préfère de loin Mirage de la vie, mon film ultime, et Tout ce que le ciel permet, l'une des plus belles histoires d'amour du cinéma. À l'occasion du recyclage de mes cassettes vidéos, j'ai eu l'envie de regarder à nouveau cet Écrit sur du vent, qui ne m'avait guère marquée. Bon, je l'ai aimé un peu mieux, mais pas beaucoup plus. L'histoire, je soupçonne les scénaristes du futur... [Lire la suite]
10 juin 2014

Ascenseur pour l'échafaud, de Louis Malle (1958): une nuit sans fin

Ascenseur pour l'échafaud fait parti de ces films qui, lorsqu'on les visionne trop jeune, ont un intérêt très limité. Je devais avoir 12 ans lorsque je l'ai vu pour la première fois, dans le cadre, à la télévision, d'une rétrospective Louis Malle. Je n'avais pas vraiment aimé, et la musique de Miles Davis n'avait aucun sens pour moi, elle était même très agaçante. J'ai cependant gardé la cassette, car à l'époque, je collectionnais les films qui donnaient un air sérieux à une vidéothèque, même si je ne les aimais que moyennement. Mes... [Lire la suite]

04 avril 2014

Édouard et Caroline, de Jacques Becker (1951): dispute autour d'un gilet d'habit

Les Caroline sont décidément des chipies: à l'image de la facétieuse fillette blonde à couettes créée par Pierre Probst, la Caroline de Jacques Becker (Anne Vernon) se sert par mégarde du gilet d'habit de son concertiste de mari pour en faire des chutes de tissu, et découpe sa seule robe de soirée dans un style "corolle", aux résultats discutables. Mais ce n'est pas grave! Pendant que son mari Édouard (Daniel Gélin), pianiste en devenir, doit jouer une Polonaise au neveu de la concierge qui revient de permission, Caroline téléphone en... [Lire la suite]
30 mars 2014

Taza, fils de Cochise, de Douglas Sirk (1954): un western chez le maître du mélodrame

N'ayant pas été élevée avec les westerns du dimanche après-midi, j'en ai peu vus: c'est avec une vraie curiosité que j'ai regardé Taza, fils de Cochise. La plus grande surprise pour moi fut de découvrir qu'il fût réalisé par Douglas Sirk, le roi du mélodrame flamboyant. J'ai regardé ici et là ce que pensaient de cette entreprise les amateurs éclairés de western: c'est mitigé. Soit c'est jugé avec condescandance, soit franchement détesté. Je ne connais rien aux westerns, ni aux grands mythes indiens, bien que j'aie souvent... [Lire la suite]
12 mars 2014

Cri de terreur, d'Andrew L.Stone (1958): 24 Heures chrono

La compagnie aérienne Twentieth Century Airlines reçoit une demande de rançon de 500.000 dollars; si elle n'est pas versée, l'un des avions sera piégé par une bombe contenant un explosif nommé RDX. Après deux fausses alertes, le FBI se met sur l'affaire. Dans le même temps, Jim Molner (James Mason), un ingénieur, se rend compte en écoutant les flashs d'informations qu'il est sans le savoir à l'origine de la bombe. Rentré chez lui, il est pris en otage, avec son épouse Joan (Inger Stevens) et sa fille Pat, par celui qui lui a passé... [Lire la suite]
10 mars 2014

Les Désaxés, de John Huston (1960): le crépuscule du vieil Hollywood

"S'ils avaient su que Les Désaxés serait le dernier film avec, on devrait dire sur Marilyn Monroe, les critiques y auraient sans doute regardé à deux fois avant de le démolir": c'est ainsi que Frédéric Mitterrand, dans un ciné-club consacré à l'actrice en 2002, année des 40 ans de sa mort, introduisait un film dont le titre, la genèse et le tournage sont connus de tous, mais que peu de personnes ont réellement vu. Les Désaxés, c'est d'abord un plateau de rêve: Clark Gable, le Roi d'Hollywood; Marilyn Monroe, la plus... [Lire la suite]