18 octobre 2016

César et Rosalie, de Claude Sautet (1972) : une femme, deux hommes, deux possibilités

César et Rosalie, film phare des années 70 et de la filmographie de Claude Sautet, reste encore aujourd’hui un témoignage privilégié de l’époque pendant laquelle il fut tourné. Après 68, les couples se font, se défont, ont une vie de famille sans être marié (grande nouveauté), les sexagénaires se remarient aussi sans avoir été veufs… bref, la libéralisation des mœurs est passé par là. Pour l’illustrer, un plateau de rêve : Yves Montand, Romy Schneider et Sami Frey. En embuscade, des petits nouveaux qui feront parler d’eux,... [Lire la suite]

28 mars 2016

Janis, d'Amy J. Berg (2015): rock'n'roll, ready?

Pour une fois, parlons de cinéma actuel! De documentaire plus précisément, celui consacré à un personnage hors-du-commun, Janis Jpplin. Pour faire bref, Janis, je la connais car ce fut - et c'est toujours - la grande copine de ma mère, une chanteuse à la vie complètement libre, à la voix, disons, sans commune mesure avec celles de son époque. Avec ce doc, c'est flower power à tous les étages, des vies sans plans de carrières, sans attaches, et ça fait du bien. Ce qu'il y a de revigorant dans la vie de miss Joplin, c'est une... [Lire la suite]
24 mai 2015

Les Choses de la vie, de Claude Sautet (1970): cigarettes à tous les étages

Il y a quelques mois, Arte programmait une rétrospective Claude Sautet. Ce fut pour moi l'occasion de découvrir certains de ses films, tels que Mado (qui ne vaut pas un clou et est déprimant au possible) et le film dont il est question dans ce message, les Choses de la vie. Pour une cinéphile avertie, ce film est déjà connu sans avoir été vu: je connais la musique, je sais que Piccoli et Schneider en sont les héros, qu'il est question d'accident de la route, et que ce film, le premier de la collaboration entre Sautet et... [Lire la suite]
14 mars 2015

Thelma et Louise, de Ridley Scott (1991): mon road-movie

Aujourd'hui, le film qui a bouleversé ma vie d'adolescente est au programme. Thelma & Louise m'a fait l'effet d'un choc sismique: enfin un film avec de vraies Calamity Jane, un film où les femmes sont les vraies héroïnes (avec la fameuse Ford Thunderbird). Après avoir regardé Thelma & Louise, je n'avais qu'une seule envie, partir aux US faire un road-trip sur la route 66, avec ma meilleure amie, cheveux au vent. Je garde toujours ce projet en moi et je roulerai avec la bande originale du film signée Hans Zimmer,... [Lire la suite]
08 mars 2015

Raison et sentiments, de Ang Lee (1995): quand l'inspiration domestique et le romantisme s'entrelacent

Il y a des films, comme ça, qui appartiennent à vie à votre top 5; vous vous rappelez précisément quand vous les avez vus pour la première fois, vous connaissez leurs dialogues par coeur, et les revoir est un plaisir renouvelé. Vous regardez désormais les arrières-plan, les costumes en détail, les troisièmes rôles, les figurants, le cheval qui passe dans l'angle supérieur gauche pendant que Mme Jennings parle à Miss Dashwood. Raison et Sentiments est de ces films. Je me rappelle bien de sa découverte: il était diffusé sur... [Lire la suite]
21 décembre 2014

Robin des Bois, prince des voleurs, de Kevin Reynolds (1991): Douglas Fairbanks et Errol Flynn ont ressuscité!

Toujours dans mon fil conducteur de Havilland/Flynn/aventures, j'ai pensé à Robin des Bois, mais non la version avec Mr Flynn et Miss de Havilland (que je trouve un peu datée), ni même la version animalière de Disney, plutôt celle de Kevin Reynolds avec un autre Kevin, Costner, dans le rôle-titre. Vu très jeune, ce Robin des Bois fut pendant longtemps l'une des seules cassettes vidéo que j'ai possédée; je l'ai donc regardée un nombre incalculable de fois - j'en connais encore les dialogues par-coeur, même quinze ans après.... [Lire la suite]

03 novembre 2014

L'Arnacoeur, de Pascal Chaumeil (2010): Lubitsch n'est pas si loin...

Toujours dans ma mouvance "je ne vais pas voir au cinéma des films dits populaires, car je serai déçue", je ne suis pas allée voir l'Arnacoeur lors de sa sortie en salles - ç'eut été pourtant simple, j'habitais alors près de l'UGC Bercy. De plus, Romain Duris commençait à me fatiguer, et je n'avais trouvé Vanessa Paradis bonne actrice que dans Noce blanche. En résumé, la même réflexion qui m'a fait éviter d'aller voir Populaire. Le pitch me paraissait un brin malsain, au départ: un gars (Duris) payé par un père, un... [Lire la suite]
25 octobre 2014

L'homme qu'on aimait trop, d'André Téchiné (2014): qui n'a pas fait disparaître Agnès Le Roux?

Depuis quelques années, j'aime beacoup les rôles que Catherine Deneuve choisit: je l'avais trouvée réincarnée en Lana Turner dans 8 femmes, très drôle dans Potiche, émouvante dans Après lui, et impeccable dans Elle s'en va. Quand j'ai su qu'André Téchiné adaptait l'affaire Le Roux au cinéma et que Miss Deneuve serai du voyage, j'étais toute pleine de frissons, car 1. je me suis passionnée, à une époque, pour cette affaire, 2. l'intrigue se passe sur la Côte, 3. Catherine Deneuve en Renée Le Roux, maîtresse-femme s'il en... [Lire la suite]
20 octobre 2014

Saveurs indiennes ou la Boîte à lunch, de Ritesh Batra (2013): la romance épistolaire existe encore

Programmé dans le cadre de la Semaine du goût dans le cinéma de ma ville, Saveurs indiennes est à mille lieues des films bollywoodiens que j'ai vus jusqu'ici. Pour faire court, j'ai découvert le cinéma indien avec Devdas, vu par hasard dans une des seules salles projetant du Bollywood, le Brady, boulevard de Strasbourg, Paris-9 (si cela vous intéresse, il y a aussi, quelques numéros plus loin, l'Albatros). Émerveillée par les couleurs, les danses et la féerie qui se dégageaient de ce mélodrame de 3h30 (et par la beauté... [Lire la suite]
15 septembre 2014

Populaire, de Régis Roinsard (2012): l'amour à vitesse dactylographique

Film sorti en pleine vague Mad Men, Populaire ne m'a d'abord pas intéressée; je n'y voyais qu'une pâle copie de ce que le génial Matthew Weiner faisait avec Don Draper. De plus, Populaire me paraissait opportuniste: en surfant sur l'engouement suscité par Mad Men et le revival de la mode fifties, c'était un bon moyen, à moindre frais, de ramener quelques spectateurs égarés. Comme quoi, on peut avoir des opinions tranchées, et être aussi très bête. Vu hier sur les conseils d'un membre de ma famille, Populaire... [Lire la suite]