26 avril 2017

le Samouraï, de Jean-Pierre Melville (1967): illustration de la solitude

Un homme, seul, dans un appartement sommairement meublé. Un oiseau en cage chante. Les teintes sont grises - comme les murs et le temps - et bleues - comme la robe de l'oiseau et les yeux de l'homme. C'est l'antre de Jef Costello, tueur à gages solitaire. Déambulant affublé d'un imperméable beige et d'un feutre mou, mâchoire serrée, démarche rapide et regard aux aguets, il part, à la nuit tombée, honorer un contrat. Le patron d'une boîte de nuit est la victime. Discret, efficace, Jef Costello est néanmoins remarqué par la pianiste de... [Lire la suite]

20 avril 2017

Falbalas, de Jacques Becker (1945): un couturier meurt d'amour

Film très rarement diffusé, j'ai eu la chance de voir Falbalas un soir un 23h sur Arte, lors d'un cycle Jacques Becker (concommittant avec celui que lui consacre la Cinémathèque). Falbalas, comme son nom l'indique, a pour cadre une maison de couture parisienne et suit les tribulations d'un couturier pour dames, Philippe Clarence. Malgré son sujet, le film est tout sauf frivole. Jugez plutôt. Philippe Clarence (Raymond Rouleau), grand couturier parisien, rencontre et tombe amoureux de Micheline Lafaurie (Micheline Presle), fiancée... [Lire la suite]
08 avril 2017

Cliché du jour: Constance Bennett

Star élégantissime des années 30, Constance Bennett est LA comédienne de la comédie américaine naissante, celle du début des années 30. Miss Bennett, enfant de la balle, débute sans grand succès à l'ère du muet pour mieux s'imposer au début du cinéma parlant. Racée, malicieuse, irrésistiblement séduisante, son personnage séduit d'emblée, car il correspond à l'image que les spectateurs se font d'une mondaine. Mondaine, Constance l'est dans sa vraie vie, au bras du millionnaire Philip Plant ou du marquis de La Falaise de La Coudray... [Lire la suite]
07 avril 2017

Cliché du jour: Jennifer Jones

La très gracieuse Jennfier Jones à l'aube de sa carrière naissante... elle débute au cinéma en compagnie de son premier époux, Robert Walker, et tape très vite dans l'oeil du producteur David O. Selznick. Avec un visage longtemps enfantin, très photogénique, elle est révélée par le Chant de Bernadette (oui, Bernadette Soubirous), rôle pour lequel elle reçoit un Academy Award, et épouse son pygmalion. Ce dernier met sur pied un projet grandiose pour sa nouvelle épouse: Duel au soleil. Le film, épique à la manière d'un Autant en... [Lire la suite]
Posté par CoralineLambert à 11:55 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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05 avril 2017

les Dix commandements, de Cecil B. DeMille (1956): Dieu est descendu sur le monde

Lorsqu'on regarde les Dix commandements à dix ans, on est émerveillé par la mer Rouge se séparant en deux. Quand on le regarde à 18 ans, on est saisi par les costumes, les décors, la beauté de José Derek et les abdominaux de Yul Brynner (un peu ceux de Charlton Heston, aussi). Dans les deux cas, on trouve le film bien long. Et lorsque on visionne, longtemps après, le film-signature de Cecil B. DeMille, on reste époustouflé par le souffle épique qui s'en dégage. Histoire sacrée, histoire profane, rivalité fraternelle et amours... [Lire la suite]