29 novembre 2015

Carnet mondain de 1927

Ayant constaté que mes petites messages consacrés à certains couples hollywoodiens, parfois oubliés, avaient quelques succès, embarquons-nous aujourd'hui en l'an 1927. Cette année-là, Vilma Banky, "la Rhapsodie hongroise", épousait Rod La Rocque, jeune premier très en vogue. Leur mariage fut qualifié de spectaculaire, de "lavish wedding" en anglais, bref de cérémonie de la décennie, voire de tout le cinéma muet. Vilma Banky, surnommée donc "la Rhapsodie hongroise", naquit sujette de l'empereur François-Joseph, en 1901.... [Lire la suite]

24 novembre 2015

Le Bonheur, de Marcel L'Herbier (1934): la star et l'anarchiste

Le Bonheur, de Marcel L'Herbier, est à ne pas confondre avec les films du même nom d'Agnès Varda (1965), de Fabrice Grange (2013) ou d'Alexandre Medvekine (1932). Celui de L'Herbier est inspiré de la pièce d'Henri Bernstein; le film connut un succès considérable lors de sa sortie en salles. D'un côté, Clara Stuart (Gaby Morlay, impériale), star de la scène, du music-hall, de cinéma; de l'autre, Philippe Lutchner (Charles Boyer, impressionnant), caricaturiste anarchiste et fantasque. La première donne un récital où se rend le second... [Lire la suite]
20 novembre 2015

Gene Tierney chez Agatha Christie

Parce qu'on ne se lasse pas de la beauté de Gene Tierney, voici une photo rare! Camaïeu en Kodachrome, couverte de petits pois, Gene ne se force pas pour laisser éclater son élégence racée. Si vous êtes curieux, je vous recommande la lecture de ses mémoires, Mademoiselle, vous devriez faire du cinéma (éd. Ramsay). Le propos en est parfois naïf mais la sincérité de l'actrice transparaît à chaque page. C'est dans ce livre que la star dévoile l'un des drames de sa vie, drame qui fut intégralement repris par Agatha Christie dans... [Lire la suite]
14 novembre 2015

Sérénade à trois, d'Ernst Lubitsch (1933): le dramaturge ou le peintre?

Sérénade à trois, ou Design for living, ne m'a pas intéressée lorsque je le vis pour la première fois. Je m'en souviens, ce film lubistchien en diable clôturait le cycle "l'Âge d'or de la comédie américaine" du Cinéma de minuit. Après l'Impossible M. Bébé (ici), après l'Extravagant Mr Deeds (là), après New York Miami, après Sylvia Scarlett, j'étais déconcertée par cette histoire de ménage à trois, très choquant pour mes yeux d'adolescente. Aujourd'hui, j'ai grandi, j'ai gardé la cassette, j'ai revu le film et... n'en jetez... [Lire la suite]
09 novembre 2015

Cliché du jour: Joan Crawford

Parce ce qu'il faut, à un moment, rendre hommage aux plus grandes stars de l'âge d'or hollywoodien, Un certain cinéma vous présente sa photo favorite de Joan Crawford. Joan Crawford, que l'on peut qualifier de star totale, eut deux mérites: un, de se hisser au sommet à la force du poignet; deux, de s'y maintenir avec un égal succès pendant près de quarante ans. Poseuse-née, obsédée par la réussite, perfectionniste et érotomane, elle comprend très vite de quels atouts se compose son physique: ses yeux immenses, sa bouche carrée,... [Lire la suite]
04 novembre 2015

La Banque Némo, de Marguerite Viel (1934): toute ressemblance avec l'affaire Stavinsky...

Il y a quelque temps, le Cinéma de minuit proposait un cycle intitulé "le monde des affaires au cinéma". Parmi les films proposés, la Banque Némo a retenu mon attention pour une raison simple: c'est l'un des rares films français de l'époque réalisé par une femme. Marguerite Viel, c'est son nom, réalisa quatre films, dont la Banque Némo. Ce fut son dernier film; on perd ensuite sa trace jusqu'à son décès dans les années 70. Je n'ai pas trouvé de biographie digne de ce nom de Marguerite Viel. La Banque Némo, c'est un... [Lire la suite]