la Gene aux petits pois

Parce qu'on ne se lasse pas de la beauté de Gene Tierney, voici une photo rare! Camaïeu en Kodachrome, couverte de petits pois, Gene ne se force pas pour laisser éclater son élégence racée. Si vous êtes curieux, je vous recommande la lecture de ses mémoires, Mademoiselle, vous devriez faire du cinéma (éd. Ramsay). Le propos en est parfois naïf mais la sincérité de l'actrice transparaît à chaque page. C'est dans ce livre que la star dévoile l'un des drames de sa vie, drame qui fut intégralement repris par Agatha Christie dans son roman le Miroir se brisa

Enceinte de son premier enfant, Gene Tierney contracta la rubéole. Elle accoucha d'une fille, Daria, lourdement handicapée, ce qui la plongea dans un grand désarroi. Désarroi accentué lorsqu'elle apprit, quelques années plus tard, comment elle attrapa la maladie. Lors d'un dîner, une femme s'approcha de l'actrice et lui avoua que, pour avoir la chance de rencontrer la star alors en visite dans une unité de soldats et d'infirmières (nous sommes en pleine Seconde Guerre mondiale), elle brava la quarantaine qui lui était imposée. En effet, cette dame avait... la rubéole. C'est ainsi que Gene Tierney l'attrapa, ce qui fut fatal à son enfant.

Agatha Christie ajoute un meurtre par vengeance dans son roman, meurtre évidemment absent de la vie de Gene. Néanmoins, cette confession faite en toute innocence par l'une de ses admiratrices qui ignorait son état ébranla profondément l'actrice. Elle sombra dans la dépression et commença à fréquenter les "maisons de santé", avant de retrouver pied grâce à Howard Lee, son futur époux, un millionnaire texan alors marié à... Hedy Lamarr. Si!

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