Virginia Mayo, sourire éclatant et blondeur de rêve

Décrite par le roi du Maroc Hassan II comme "la preuve tangible de la toute-puissance de Dieu", Virginia Mayo fit reposer sa carrière sur son évidente beauté et sur son aisance face à la caméra. Malicieuse dans la comédie, sa grâce éclate dans les films d'aventures qu'elle tourna en nombre au tournant des années 1950: la Fille du désertl’Enfer est à luila Flèche et le flambeaule Désert de la peurCapitaine sans peur, l’Or et l’amour. Raoul Walsh et Jacques Tourneur furent ses directeurs les plus zélés: ils mirent en valeur son piquant naturel et sa fabuleuse photogénie. Oubliant ses débuts avec Danny Kaye, elle incarna pendant dix ans ce qu’il y a de plus exaltant dans l’aventure, qu’il s’agisse des Îles ou de l’Ouest (la Perle du Pacifique Sud, la Maîtresse de fer). Virginia Mayo ne chercha jamais à prouver autre chose: elle profita au mieux de la vogue des films de pirates, de bandits ou de sauvages, qui furent ses plus beaux écrins. Une vraie femme d'action qui fit rêver des générations de jeunes garçons.